Incroyable !

Ce samedi, il était 16h00 et j’étais prêt à partir pour plusieurs jours. Beau temps doux, idéal pour rouler et pas mal non plus pour les abeilles dans leurs déplacement campagnards…

Soudain je pense à un objet que je devais emporter mais qui se trouve dans le rûcher… J’hésite… Puis, je me décide, je vais le chercher… Et là, en arrivant près de mes ruches, que vois-je ? Un essaim ! A cette époque tardive, c’est incroyable.
Accroché à la branche d’un petit arbre fruitier, à 1,50 m de haut, c-à-d ultra facile à cueillir. Cet essaim n’est pas énorme, mais sous son poids la branche a cassé. Heureusement pas complètement et elle n’est pas tombée au sol, et l’essaim ne s’est pas répandu dans l’herbe, ce qui compliquerait sa capture.
essaim d'abeilles sur branche

Immédiatement, je rentre m’équiper et prend avec moi une ruchette… Ce que j’ai d’utilisable est une ruchette Voirnot avec 5 cadres alvéolés, mais malheureusement sans un gramme de miel. Toutefois ce sera un logis correct pour commencer, si je parviens à compenser ce gros problème de nourriture…

Le transfert s’est fait sans problème. Je tire juste un peu sur la branche et elle se détache et je peu la secouer par saccade successives pour que toutes les abeilles entrent dans la ruchette.


Ça y est presque toutes les abeilles sont entrées dans leur nouvelle demeure.
Je porte la ruchette à son emplacement, 10 m plus loin, et je reprends la branche et la place dans le petit nuage d’abeilles qui tournoie là où était l’essaim… Elles se posent toutes sur la branche et je vais secouer celle-ci devant l’entrée de la ruchette et la laisse là, pour donner le temps aux plus lentes de se décider…


La ruchette occupe l’emplacement d’une des ruches que j’ai emmenée à la montagne. J’ai placé un nourrisseur pour faciliter les premiers jours.


Et la vie des abeilles reprend son cours, chacune à sa place pour le bon fonctionnement de la colonie…

J’ai de bonnes raisons de penser que cette essaim ne provient pas d’une de mes ruches… Cela peut donc être considéré comme un gain pur, mais il sera très compliqué de faire passer correctement l’hiver à cet essaim tardif que je reçois dans une ruchette vide alors que les ressources mellifères annuelles sont quasiment épuisées…
Ici la maxime « Recevoir est facile, garder est difficile » est tout à fait pertinente…

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